Prix Apulée – L’EXPRESSION

Journal l’Expression du 12/2/08- Prix Apulée

Posté dans 20 août, 2008 dans Articles.

 

 

 

Mardi 12 Février 2008

2E ÉDITION DU PRIX APULÉE À LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE D’ALGER

L’autre manière d’encourager l’écriture.

Cette culture qui nous concerne tous d’une manière

ou d’une autre et qui mérite plus de considération

et moins d’oubli.

A la question de savoir pourquoi un prix Apulée, Amine Zaoui, directeur de la Bibliothèque nationale et initiateur de ce prix, évoque brièvement les raisons d’une telle appellation, en hommage à Apulée de Madaure (en Numidie, actuelle Algérie) un grand auteur du IIe siècle après Jésus-Christ, originaire d’Afrique, un homme «attachant et singulier» qui a marqué de son passage la scène littéraire universelle. Il est le père de L’Ane d’or, et des Métamorphoses. C’est l’un des premiers exemples d’une carrière littéraire riche et diversifiée.
Ses oeuvres ont été traduites en plusieurs langues, dans divers pays, avant de l’être, enfin, en Algérie grâce à Abou Laïd Doudou.

C’est donc là une manière de lui donner la considération qui lui revient de droit chez lui, chez nous. La culture algérienne, en général, et la littérature, en particulier, ont besoin d’être encouragées, appréciées et surtout sauvées de l’oubli. Dans cette perspective, pourquoi ne pas organiser des concours ou créer des prix dans divers domaines littéraires et artistiques, tels que le roman, la poésie, le dessin, la bande dessinée, la nouvelle, la caricature, la musique et bien d’autres domaines encore, afin de pousser les gens à écrire, d’encourager les artistes à créer et de permettre à notre culture de voir le jour, de prospérer. Au cours de ce rendez-vous littéraire à la Bibliothèque nationale, il s’agissait donc d’encourager le roman algérien en remettant le prix Apulée à un nouveau romancier algérien qui, par cette première oeuvre avec laquelle il a postulé, s’est lancé sur le long chemin de l’écriture qui, après n’avoir été qu’un désir enfoui au fond de soi, va devenir par cet encouragement, un engouement et une passion qui se développeront au fil du temps et qui s’amélioreront, car dictés par le besoin de toujours «mieux faire». En présence de nombreux invités, hommes de lettres et journalistes, à l’image de Mme Zhor Ounissi, MM.Youcef Merahi, Abdennour Abdeslem et d’autres personnalités, de jeunes auteurs algériens se sont vus fièrement décerner un prix pour leur premier roman à la salle Lakhdar Essaihi de la bibliothèque du Hamma, salle qui restera dans leur mémoire tant leur émotion était grande en recevant cette distinction. Selon Abderrahmane Zakad, membre du jury du prix Apulée, beaucoup de critères devaient être pris en considération pour accepter des romans.

Ils devaient être bien écrits, c’est-à-dire dans un français correct, d’un auteur algérien qui relaterait une histoire bien de chez nous, qui apporterait un plus aussi bien au roman qu’au lecteur lui-même.
Ainsi, le premier prix du roman écrit en arabe est revenu à Ahmed Khiat pour son ouvrage Les Aventures du malicieux (Moughamarat el maker), destiné aux jeunes lecteurs; le second prix est revenu, à égalité, à Mohamed Messay pour La cité de jeunes filles (Haï el banat) et Mahfoudh Khelif pour Les oiseaux se taisent-ils? (Atasmout el assafir?). Un autre jeune auteur, Tahar Ould Amar, s’est vu décerner le premier prix du roman amazigh qui a pour titre Le hibou, cet oiseau de mauvais augure. Quant au second prix, il est revenu à Brahim Tazaghart pour Le pilier central (Amoud el wassat).
Pour ce qui est du roman en langue française, c’est Mohamed Attaf, auteur de l’arbre de la chance, publié aux Editions Alpha, qui a reçu le premier prix, le second étant attribué à un auteur absent à ce rendez-vous, dont le manuscrit, pas encore édité apparemment, Les grandes boulimies était, lui, présent.

Par ce prix, la Bibliothèque nationale a voulu encourager les jeunes auteurs à écrire, produire et participer à l’enrichissement de notre patrimoine et à la sauvegarde de notre culture. Cette culture qui nous concerne tous d’une manière ou d’une autre et qui mérite plus de considération et moins d’oubli.

Samira B (L’Expression)

 


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