Djeha, le plaisantin floué – El Watan

jouha.jpg

 

 

El Watan

 

20 Octobre 2007

Littérature enfantine

Djeha,

le plaisantin floué

Ahmed Khiat a aligné vingt aventures de Djeha.


L’institutrice disait de sa voix fluette : - Savez-vous mes enfants ce qui est arrivé au doux agneau qui n’a pas écouté sa maman ?

Et toute la classe de répondre en cœur :
- Oui, maîtresse ! Le méchant loup l’a mangé.

Djeha esquissa un petit sourire et dit en lui même : « Pauvre agneau ! Seulement, les autres agneaux qui ont écouté leur maman, c’est nous qui les avons mangés ! Mais laissons nos chérubins dans leur innocence ! »

C’est le seul moment où Ahmed Khiat se fait plaisir dans Djeha, le plaisantin floué, en devenant un bref instant lui-même un Djeha pour donner une franche ruade à la pédagogie qu’il a servie durant toute sa vie professionnelle. Pour le reste, tout est au profit de l’enfant et de la pédagogie, dont il continue d’être le serviteur fidèle au-delà d’une retraite bien méritée.

En effet, sa contribution à la littérature enfantine fait de lui un auteur prolifique de fictions et d’ouvrages périscolaires, comme pour les neuf premiers ouvrages pour les tout-petits, puis huit autres pour les plus âgés en langue arabe et les quatre derniers en langue française. C’est dire si Ahmed Khiat reste le militant de la cause des enfants, lui qui fut à l’indépendance instituteur de langue française à l’âge de 17 ans, directeur d’école à 22 ans, inspecteur primaire pour l’enseignement de la langue arabe à l’âge de 30 ans après avoir été major de promotion en 1979 à l’Université d’Alger où il a décroché ses certificats d’inspecteur.

Pour sa dernière production, il vient une nouvelle fois de s’autoéditer en publiant Djeha, le plaisantin floué. En 90 pages d’une naïveté de style qui rappelle cette façon d’antan de raconter des histoires, à une époque où l’audiovisuel était balbutiant, Ahmed Khiat a aligné vingt aventures de Djeha. Mais plutôt que de les plaquer les unes à la suite des autres, il les a réunies en un long récit où chaque histoire est reliée à l’autre par un ou plusieurs motifs comme des chaînons. C’est là une innovation qui n’empêche pas de papillonner au grè de son envie en lisant isolément l’une ou l’autre aventure d’un Djeha parfois floué, mais généralement triomphant malicieusement de la bêtise des autres.

Un recueil à lire et à faire lire en attendant de voir sur les étals, les 25 autres projets d’édition de Si Ahmed qui attend patiemment d’abord la vente de ceux déjà réalisés, lui qui en a fait un commerce uniquement pour pouvoir concrétiser ses autres projets… d’écriture bien entendu.

                                                                                                   Par M. Kali


Archive pour 21 août, 2008

Djeha, le plaisantin floué – El Watan

jouha.jpg

 

 

El Watan

 

20 Octobre 2007

Littérature enfantine

Djeha,

le plaisantin floué

Ahmed Khiat a aligné vingt aventures de Djeha.


L’institutrice disait de sa voix fluette : - Savez-vous mes enfants ce qui est arrivé au doux agneau qui n’a pas écouté sa maman ?

Et toute la classe de répondre en cœur :
- Oui, maîtresse ! Le méchant loup l’a mangé.

Djeha esquissa un petit sourire et dit en lui même : « Pauvre agneau ! Seulement, les autres agneaux qui ont écouté leur maman, c’est nous qui les avons mangés ! Mais laissons nos chérubins dans leur innocence ! »

C’est le seul moment où Ahmed Khiat se fait plaisir dans Djeha, le plaisantin floué, en devenant un bref instant lui-même un Djeha pour donner une franche ruade à la pédagogie qu’il a servie durant toute sa vie professionnelle. Pour le reste, tout est au profit de l’enfant et de la pédagogie, dont il continue d’être le serviteur fidèle au-delà d’une retraite bien méritée.

En effet, sa contribution à la littérature enfantine fait de lui un auteur prolifique de fictions et d’ouvrages périscolaires, comme pour les neuf premiers ouvrages pour les tout-petits, puis huit autres pour les plus âgés en langue arabe et les quatre derniers en langue française. C’est dire si Ahmed Khiat reste le militant de la cause des enfants, lui qui fut à l’indépendance instituteur de langue française à l’âge de 17 ans, directeur d’école à 22 ans, inspecteur primaire pour l’enseignement de la langue arabe à l’âge de 30 ans après avoir été major de promotion en 1979 à l’Université d’Alger où il a décroché ses certificats d’inspecteur.

Pour sa dernière production, il vient une nouvelle fois de s’autoéditer en publiant Djeha, le plaisantin floué. En 90 pages d’une naïveté de style qui rappelle cette façon d’antan de raconter des histoires, à une époque où l’audiovisuel était balbutiant, Ahmed Khiat a aligné vingt aventures de Djeha. Mais plutôt que de les plaquer les unes à la suite des autres, il les a réunies en un long récit où chaque histoire est reliée à l’autre par un ou plusieurs motifs comme des chaînons. C’est là une innovation qui n’empêche pas de papillonner au grè de son envie en lisant isolément l’une ou l’autre aventure d’un Djeha parfois floué, mais généralement triomphant malicieusement de la bêtise des autres.

Un recueil à lire et à faire lire en attendant de voir sur les étals, les 25 autres projets d’édition de Si Ahmed qui attend patiemment d’abord la vente de ceux déjà réalisés, lui qui en a fait un commerce uniquement pour pouvoir concrétiser ses autres projets… d’écriture bien entendu.

                                                                                                   Par M. Kali

little voice |
Bouillon de culture |
alacroiseedesarts |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Sud
| éditer livre, agent littéra...
| levadetaava