L’instit de littérature juvénile – El Watan

 

El Watan

Mardi 1° Juin 2004

 

AHMED KHIAT. ẺCRIVAIN

L’instit de littérature juvénile

 

Alerte, l’œil vif, l’air distingué, habillé toujours dans d’impeccables costumes-cravate, l’ex-Inspecteur de l’Enseignement qu’il est ne fait pas ses 59 ans. Comment le pourrait-il, lui qui demeure chevillé à l’enfance? Et puis, il affectionne les belles lettres et l’imaginaire autour duquel elles tissent leurs arabesques.

Il les aime, et il sait les aligner, mais toujours au profit des enfants. Il le fait alors que cela ne lui rapporte rien ni au plan de la notoriété ni sur celui pécuniaire. Pis, cela lui vaut toutes les peines du monde pour les publier. Rien cependant ne l’arrête. Il s’était lancé dans l’aventure intellectuelle en s’autoéditant. C’est d’Ahmed Khiat qu’il s’agit, instituteur de français à l’âge de 17 ans, directeur d’école à 22 ans et inspecteur de l’enseignement à 30 ans après avoir été major de sa promotion à Alger en 1979.

Ce parfait bilingue, comme on en fait plus, a exercé à Sidi Bel Abbès durant toute sa carrière. Une carrière à laquelle il a mis fin par une retraite anticipée, car le métier de passeur de savoirs n’a plus le panache d’antan. Alors, Ahmed Khiat se mettra à écrire comme à la manière d’antan des contes et des histoires où les bons sentiments dégoulinent, où les méchants sont affreusement ignobles et les bons généreusement altruistes.

Ses histoires terriblement tristes finissent, selon les règles du gente, toujours heureuses pour les bons. Leur portée éducative est éminemment moralisatrice, ce qui bride la fantaisie de l’auteur dans une voie créatrice quelque peu étroite. Les thèmes explorés tournent invariablement autour de la générosité, la bonté, la fidélité et le courage, le tout saupoudré d’un conformisme social dont on aimerait que l’auteur se départe de façon à libérer son imaginaire.

Sept œuvres ont été écrites en arabe dont une adaptation de la Chèvre de M. Seguin. En français, il en a deux : Les Gifles du destin et L’Orpheline. Trente-cinq ouvrages en arabe attendent d’être publiés. Quatre sont inspirés respectivement des œuvres de Robinson Crusoé, Le Livre de la jungle, Les Misérables et Le Secret de Maître Cornille. En langue française, Ahmed Khiat a en manuscrit La Récompense du juste, Djeha, L’Histoire du cheval arabe et ma Chatte tigrée

Alors, si au cours d’une foire, derrière une pile de livres pour enfants, vous apercevez un homme distingué avec des manières d’instit d’antan et le sourire juvénile, c’est sûrement Ahmed Khiat, un écrivain de la littérature enfantine.

M. Kali


Archive pour 22 août, 2008

La voix de l’Oranie – Sortie du lièvre

La voix de l'Oranie - Sortie du lièvre dans Articles logo2 Edition Internet

 

 

 

 


 

 

Littérature pour enfants

 

Sortie du «Lièvre» de Ahmed Khiat

L’auteur de littérature pour enfants est une sorte de fabuliste qui transmet ses contes au nom de la pédagogie, de l’éducation et du civisme. Il prend le rôle d’enseignant de la bonne conduite dans l’existence.

Ahmed Khiat, depuis quelques années, poursuit un cheminement ardu, difficile, afin de toucher un large public de «mômes», de les inviter au voyage imaginaire et instructif d’abord de son univers à lui. Son dernier ouvrage «le Lièvre» nous introduit dans la parabole de l’innocence confrontée aux aléas du monde avec son bien et son mal à travers cet animal qu’on dit inoffensif mais qui, chez Khiat, traduit la sagesse et la paix. Rappelons que cet écrivain prolifique, né à Oujda (Maroc) un 28 janvier 1948, s’est établi à Sidi Bel-Abbès en 1964. Après des études brillantes, il embrasse le métier d’enseignant, d’abord, en qualité d’instituteur, avant d’être nommé inspecteur à l’âge de 30ans. La vocation de littérateur remonte à l’adolescence, étant déjà féru de lectures romanesques entre autres.

Les œuvres de Victor Hugo, surtout ‘Les Misérables’, l’ont si marqué que, lors de notre rencontre, il avouera :»Il est rare qu’un auteur puisse toucher les gens d’une manière universelle comme le fit Hugo, à l’exemple de ses personnages que sont Cosette, Valjean, Tenardier, Marius etc.. Sensible, très tôt, Khiat a compris que la littérature participe aussi à la nourriture de l’esprit chez les écoliers. Il se lance au départ aux adaptations d’ouvrages consacrés tels ‘Robinson Crusoé’, ‘Moggly’, ‘Maître Cornille’, qu’il traduit du français à l’arabe. En même temps, on lui doit des «petits romans» didactiques, ‘l’Orpheline’, suivi des ‘Gifles du destin’ et le plus récent ‘Digo, le petit chien roux’. Avec pas moins d’une cinquantaine de contes pour enfants âgés entre 9 et 16 ans, l’on peut avancer que Ahmed Khiat nous laisse une véritable mine d’or qui ne demande qu’une large diffusion. Plusieurs de ses œuvres sont éditées par le ministère de la culture. Précisément, dans le cadre de l’année arabe en Algérie, une dizaine de titres sont retenus et il compte les présenter à cette occasion. Il va sans dire que notre auteur se prépare à proposer un texte théâtral, ce qui complétera sa palette d’autant que le 4ème art est par excellence le plus efficace pour s’adresser au jeune public. Gageons que Ahmed Khiat trouve sa voie royale dans ce métier ardu, d’écrivain, mais tellement exaltant. Pour paraphraser Daudet dans ‘Maître Cornille’, «l’important n’est pas tant de fournir le bon grain au peuple mais de faire tourner les ailes du moulin», preuve que le pain se gagne à la sueur du front. Métamorphose de mots en récits fantastiques, voilà pourquoi Khiat considère que la littérature pour enfants est une manière d’être philosophe.

A. Mehaoudi

Le romancier du beau dans le simple- La voix de l’Oranie

 

La voix de

l’ORANIE

Dimanche 25 Janvier 2004

 

Ahmed KHIAT,

le romancier du beau dans le simple

 

Une carrière littéraire n’a de mérite que si l’écrivain a le sens de l’humanité et sait émouvoir à travers des œuvres généreuses et autant que possible objectives comme ne peut l’être que l’œil du poète.

 

M. Ahmed KHIAT en est un exemple vivant, lui qui consacre toute sa vie d’abord à l’enseignement scolaire ensuite, pour mieux investir le champ de l’âge ingrat qu’est l’adolescence, s’investit dans le genre littéraire. On lui doit déjà plusieurs textes.

M. Ahmed KHIAT est né le 28 Janvier 1945 à Oujda, ses parents originaires de Nédroma ( Tlemcen ) s’installent à Sidi Bel Abbès en 1964. Après des études bien remplies, il est nommé Inspecteur de l’Enseignement à 30 ans où, pendant 23 ans, il pérégrine dans l’univers des instituteurs, des élèves et de l’odeur de la vie et du tableau noir. Il prend sa retraite anticipée à 53 ans. Et c’est alors que libéré des contraintes de la profession, il se jette corps et âme dans l’écriture. Puisant de son expérience d’enseignant, il publie en arabe  » Etude de textes et lectures libres  » en 6 parties. Sur la lancée, il écrit 7 contes entre autres  » Le bon pain  » ( de 7 à 9 ans ),  » L’arbre qui parle  » ( de 7 à 9 ans ),  » Bourricot, l’âne révolté  » ( de 9 à 11 ans ),  » Le lion et le bûcheron  » ( de 8 à 11 ans ), ect … Il traduit également  » La Chèvre de M. Seguin  » d’Alphonse Daudet destiné aux jeunes de 12 à 16 ans. Il continue sur son inspiration avec un texte  » Les gifles du destin  » en langue française.

Avec le petit roman  » L’Orpheline « , M. KHIAT franchit un pas définitif et tente modestement de s’attaquer à un genre majeur où, après lecture, nous avons pu déceler un plus de son savoir scolastique, un amoureux des belles lettres notamment l’œuvre hugolienne  » Les Misérables  » qu’il considère comme un monument émotionnel de l’humanisme et le repère de la modernité au même titre en son temps qu’un Ibn Khaldoun.

M. KHIAT, interrogé par nos soins sur sa vision du travail littéraire, nous dira avec la simplicité des artistes :  » Il est vrai que j’aime raconter des histoires, des contes pour renouer avec la tradition orale que nos grands-mères avaient le génie d’instituer au coin d’une cheminée ou près d’un kanoun aux braises ardentes. »

Artisan, confectionneur de récits fantastiques ou réalistes, KHIAT se prépare à éditer 35 ouvrages dont 4 traduits du français ( Robinson Crusoë, Mowgli, Cosette, Le secret de Maître Cornille ) et 3 traduits de l’arabe ( La récompense du juste, Djeha, L’histoire d’un cheval arabe ).

Ainsi cet écrivain, de chez nous, préfère être prolifique en offrant au jeune lecteur ou plus âgé, des  » petits textes lisibles et être proche que de miser sur la grande œuvre qui reste l’illusion de chacun ».

Souhaitons à ce conteur de faire longuement une belle carrière pour peu qu’elle puisse être émouvante et vraie.

Ahmed Mehaoudi

Djeha, le plaisantin floué – La Voix de l’Oranie

                                         jouha1.jpg

La voix

 

             de l’ORANIE

Samedi 22 Septembre 2007 

Culture :

Ahmed Khiat publie sa nouvelle fable

«Djeha, le plaisantin floué», dans les librairies

La mémoire populaire invente ses héros et leur prodigue un soin particulier pour que s’en dégage un sens de la vie et retenir des leçons de l’expérience humaine, comme dit l’adage «jarab taâraf», «essaie et tu apprendras». Djeha est un personnage atypique en la matière puisqu’il reflète à la fois ce qu’il y a de plus pratique dans le quotidien et de plus fin dans l’esprit. Ahmed Khiat, l’écrivain de la littéraire enfantine vient de publier une œuvre consacrée à ce mythe que tout un chacun connaît déjà dès la prime enfance.

Ayant réuni les aventures de Djeha en vingt et un «petits récits», Khiat relate dans un bon français les tours de passe-passe de ce Scapin arabe, dévoilant les vices et les vertus de son entourage. Tout y passe: l’avare, le menteur, l’hypocrite, le cupide et bien sûr, l’homme de qualité. Rappelons que Ahmed Khiat, un auteur prolifique, enseigna durant une quarantaine d’années et qu’il écoulait son temps à écrire dans le but évident d’utiliser la littérature comme un moyen pédagogique et s’adresser à une population d’enfants, des plus petits aux adolescents. Cette fois, Ahmed Khiat a choisi de s’amuser en compagnie de ce drôle de compère, Djeha, lequel aura cette réflexion dans le récit «tel est pris qui croyait prendre» à propos de la grande ville et son tourbillon: «M’habituerai-je facilement à côtoyer matin et soir des gens inconnus et toujours si pressés? Y trouverai-je d’abord des voisins aussi serviables et charitables que ceux d’ici?» C’est par cette question que Djeha valorise autrui et c’est sur cela que Ahmed Khiat s’est basé pour recueillir ses aventures et nous proposer des pistes pour dialoguer sur l’état de nos sociétés modernes.

Ahmed Mehaoudi

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