Le romancier du beau dans le simple- La voix de l’Oranie

 

La voix de

l’ORANIE

Dimanche 25 Janvier 2004

 

Ahmed KHIAT,

le romancier du beau dans le simple

 

Une carrière littéraire n’a de mérite que si l’écrivain a le sens de l’humanité et sait émouvoir à travers des œuvres généreuses et autant que possible objectives comme ne peut l’être que l’œil du poète.

 

M. Ahmed KHIAT en est un exemple vivant, lui qui consacre toute sa vie d’abord à l’enseignement scolaire ensuite, pour mieux investir le champ de l’âge ingrat qu’est l’adolescence, s’investit dans le genre littéraire. On lui doit déjà plusieurs textes.

M. Ahmed KHIAT est né le 28 Janvier 1945 à Oujda, ses parents originaires de Nédroma ( Tlemcen ) s’installent à Sidi Bel Abbès en 1964. Après des études bien remplies, il est nommé Inspecteur de l’Enseignement à 30 ans où, pendant 23 ans, il pérégrine dans l’univers des instituteurs, des élèves et de l’odeur de la vie et du tableau noir. Il prend sa retraite anticipée à 53 ans. Et c’est alors que libéré des contraintes de la profession, il se jette corps et âme dans l’écriture. Puisant de son expérience d’enseignant, il publie en arabe  » Etude de textes et lectures libres  » en 6 parties. Sur la lancée, il écrit 7 contes entre autres  » Le bon pain  » ( de 7 à 9 ans ),  » L’arbre qui parle  » ( de 7 à 9 ans ),  » Bourricot, l’âne révolté  » ( de 9 à 11 ans ),  » Le lion et le bûcheron  » ( de 8 à 11 ans ), ect … Il traduit également  » La Chèvre de M. Seguin  » d’Alphonse Daudet destiné aux jeunes de 12 à 16 ans. Il continue sur son inspiration avec un texte  » Les gifles du destin  » en langue française.

Avec le petit roman  » L’Orpheline « , M. KHIAT franchit un pas définitif et tente modestement de s’attaquer à un genre majeur où, après lecture, nous avons pu déceler un plus de son savoir scolastique, un amoureux des belles lettres notamment l’œuvre hugolienne  » Les Misérables  » qu’il considère comme un monument émotionnel de l’humanisme et le repère de la modernité au même titre en son temps qu’un Ibn Khaldoun.

M. KHIAT, interrogé par nos soins sur sa vision du travail littéraire, nous dira avec la simplicité des artistes :  » Il est vrai que j’aime raconter des histoires, des contes pour renouer avec la tradition orale que nos grands-mères avaient le génie d’instituer au coin d’une cheminée ou près d’un kanoun aux braises ardentes. »

Artisan, confectionneur de récits fantastiques ou réalistes, KHIAT se prépare à éditer 35 ouvrages dont 4 traduits du français ( Robinson Crusoë, Mowgli, Cosette, Le secret de Maître Cornille ) et 3 traduits de l’arabe ( La récompense du juste, Djeha, L’histoire d’un cheval arabe ).

Ainsi cet écrivain, de chez nous, préfère être prolifique en offrant au jeune lecteur ou plus âgé, des  » petits textes lisibles et être proche que de miser sur la grande œuvre qui reste l’illusion de chacun ».

Souhaitons à ce conteur de faire longuement une belle carrière pour peu qu’elle puisse être émouvante et vraie.

Ahmed Mehaoudi

 


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