Khiat Fatima-Zohra Faten avec la ‘ Chedda Tlemcénienne ‘

Photo prise le 31 Oct. 2005 à l’âge de 6 ans et demi à l’occasion de son premier jeûne de Ramadhan du 27° jour – La nuit du Destin ‘ ليلة القدر المباركة
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Archive pour août, 2008

Khiat Fatima-Zohra Faten à l’âge de 3 ans

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Un beau mariage ( à l’algérienne )

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Littérature

 

Un beau mariage

 

     … La date du mariage fut fixée. La jeune fille, dans sa tenue d’apparat, parut plus qu’éblouissante. Les noces furent célébrées chez la grande dame, Hind, l’affreuse marâtre, prétextant l’exiguïté de sa maison.

    Pourtant, elle y assista au côté de Lalla Safia et de la bonne Karima. Souad n’était pas de la partie. Elle avança un malaise subit. Peut-être, n’avait-elle pas menti : la jalousie peut être bien néfaste, et son retournement imprévisible !

    Le paisible village vécut, ce jour-là, un événement insolite. Les nombreuses automobiles flamboyantes, venues d’un peu partout, laissèrent les paysans éberlués.

    A travers les portes et les fenêtres entrebâillées, sur les terrasses et sur les balcons, des femmes et des jeunes filles admiraient le cortège impressionnant. La voiture luxueuse de la mariée venait en tête, une grande gerbe de fleurs fixée sur le devant.

    Des fillettes richement habillées, toutes souriantes, sortaient imprudemment leur tête des portières de voitures aux vitres baissées, et battaient allègrement des mains.

   Un grand nombre d’enfants et de femmes, venu de je ne sais où, s’agglutinait depuis le matin près de la somptueuse villa de Madame Mérièm.

   Devant tant de faste, tout le monde croyait que la jeune mariée était issue d’une grande famille. Quand on sut que la chanceuse n’était autre qu’une pauvre orpheline, l’étonnement fut à son comble.

    A la nuit tombante, Ibrahim arriva, monté sur un beau cheval gris dont le poitrail était paré de jolis pompons multicolores. Le jeune marié radieux dans son costume bleu-nuit, que couvrait un large burnous blanc, souriait à l’assistance. Visiblement touché par tant de sollicitude, il inclinait la tête de temps en temps tout en plaçant sa main sur son cœur en guise de remerciement.

    En effet, amis et parents l’entouraient avec de grands égards et ne l’appelaient que ‘‘ Moulay Sultan  » *. Certains portaient de hauts chandeliers aux bougies allumées. Un groupe de musiciens, dirigé par un habile saxophoniste, jouait un air tellement vif et cadencé, que même le cheval, piaffant de plaisir, s’arrêtait comme pour écouter. Parfois même, il se mettait à sautiller sur ses longues pattes frêles.

    Cette ambiance inattendue, rompant momentanément la vie monotone du village, attira une foule de badauds, des jeunes surtout. Les plus audacieux se mêlèrent aux convives et se défoulèrent en chantant à tue-tête. Leur présence fortuite ajouta une note joyeuse.

     Le lendemain après midi, on fit asseoir Yasmine sur une chaise, au centre du salon. La jeune épouse, telle une reine sur son trône, était vêtue d’une impressionnante ‘ chedda à la Tlemcéniènne ‘. La tête, couverte d’un large foulard scintillant descendant à mi-corps, portait royalement un ‘ zerrouf ‘, grand diadème incrusté de pierreries. La poitrine disparaissait sous un amas de bijoux et de colliers de perles. De nombreux bracelets d’or alourdissaient ses deux bras, et une multitude de bagues de formes diverses ornaient ses doigts effilés.

     Tout autour, les convives, aussi magnifiquement parées les unes que les autres, ne se lassaient pas de contempler la charmante mariée, de lui sourire.

     Quelques instants après, Imène et sa mère emmenèrent Yasmine dans une pièce attenante pour lui changer sa tenue d’apparat. Les invités, qui savaient que leur ‘ princesse ‘ allait revenir d’un moment à l’autre, l’attendaient avec impatience. Aussi, à peine se montra-t-elle devant le seuil, qu’elle fut accueillie par de youyous stridents.

     Ce va-et-vient se répéta une dizaine de fois, et à chaque apparition, la jeune mariée révélait un nouveau costume.

     C’était, tantôt une belle robe à paillettes d’or, tantôt un ensemble tunisien; une autre fois, un ‘ constantinois ‘ remplacé, un quart d’heure après, par un cafetan marocain … Chaque parade arrachait l’admiration générale.

     Le soir était fort avancé lorsque la cérémonie de changer d’habits tant de fois fut achevée. Un mignon garçonnet se présenta alors devant la nouvelle épouse et lui plaça, sous des applaudissements accompagnés de compliments, une ceinture autour de la taille* . Soudain, quelqu’un jeta, à la volée, une grande quantité de bonbons que tous les convives : femmes, filles et enfants, se mirent à ramasser. Les plus dégourdis les cherchèrent sous les chaises et les meubles et en remplirent, en un clin d’œil, poches et sacs.

     Tout le monde riait et plaisantait. La gaieté se lisait dans les yeux et sur les lèvres. On dansa sans relâche. On poussa des youyous jusqu’au petit jour. On s’y régalait copieusement.

     La fête dura trois jours et trois nuits…

*

Extrait du roman ‘ L’Orpheline

de l’auteur Ahmed KHIAT

 

 

1 Moulay Sultan : Titre honorifique donné aux rois, équivalant à ‘ Sa Majesté ‘. On le prête provisoirement aux nouveaux mariés.

* La tradition – chez la plupart des femmes algériennes – veut, par ce geste symbolique, que le premier – né soit un garçon.


 

 

Digo, le petit chien roux- Extrait –

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      … Avec son terrifiant fouet,  l’homme ressemblait à un geôlier intraitable. Mais ce n’était qu’en apparence. Il avait un coeur d’or et se montrait volontiers, très communicatif. Il fixa son jeune interlocuteur et lit sur ses traits de la tristesse. Il répondit avec douceur :

     Je regrette, mon enfant !  Je ne peux pas le relâcher.  C’est un des chiens errants dont il faut nettoyer la ville.

     Le jeune garçon ne se découragea pas et insista :

-    Mais, cher monsieur, celui-là est encore très jeune. Je ne pense pas qu’il puisse nuire à quiconque.

     L’homme répondit :

-   Certes  il est inoffensif,  petit qu’il est,  mais il grandira et deviendra, à coup sûr, un danger pour les passants. Et qui dira que tu ne seras pas, plus tard, l’une de ses victimes ? Ensuite, n’oublie pas, mon garçon, que les chiens abandonnés sont parfois enragés et, s’ils venaient à mordre bêtes et gens, se serait une vraie catastrophe !

-    Cela est vrai, monsieur, pour les méchants chiens, mais celui-là a l’air tout gentil. Et puis, pourquoi est-il le seul à être capturé ?

-    Non, mon petit ! J’ai commencé ma tournée par lui, voilà tout ! Ne t’en fais pas, avant midi,  la plupart de ces cellules, que tu vois vides maintenant, seront pleines de chiens  de toutes tailles,  les grands et les petits, des vieux et des nouveaux-nés.  D’ailleurs tu as vu de tes propres yeux comment ce gros animal moucheté l’a échappé belle, alors que mon lacet  rate rarement sa cible.  Crois-moi, il tombera tôt ou tard entre mes mains !

-   Et que faites-vous de tous ceux que vous attrapez ?  Est-ce que vous les conduisez au poste de police ?

     Cette deuxième question prit le gentil conducteur au dépourvu.  Il s’exclama :

-    Au poste de police ! Mais point du tout !  Ne trouves-tu pas que les pauvres policiers ont suffisamment de difficultés avec les hommes pour qu’on leur ajoute les problèmes des bêtes trouvées ?

-    Alors, vous les jetez au hasard, hors de la ville !

     L’homme sourit avec indulgence de la naïveté du garçonnet et reprit sur le même ton :

-    Les jeter hors de la ville ?  Mais ils y reviendront le jour même !  Et alors,  pourquoi toute cette peine et tous ces dangers,  car parfois, je tombe sur de méchants chiens bien agressifs ?  Heureusement, il y a mon fouet.

     Ilias, croyant bien raisonner, objecta :

-    Mais, monsieur, vous venez de dire qu’il faut débarrasser la ville d’eux ! Or, la meilleure façon serait de les mettre à la campagne !

-    Non,  mon cher,  non !  Nous les déposons dans une fourrière pour une durée de trois jours. Si leurs propriétaires se présentent pendant ce délai, ils pourront les reprendre en versant une amende. Toutefois, il leur sera expressément recommandé  de …

     L’enfant, impatient et fort curieux, l’interrompit vivement :

-    Et si personne ne vient les chercher, quel sort leur sera-t-il réservé ?

-  Dans ce cas,  nous serons obligés de les tuer,  surtout lorsque nous sommes sûrs qu’il s’agit de chiens errants.

     Ilias frémit de la tête au pied. Cependant, il s’informa :

-    Et comment distinguez-vous, monsieur, ceux errants des autres qui ne le sont pas ?

-    Ah ! pour cela, c’est simple.  En général,  les chiens, ayant un maître, portent au cou une plaque où sont inscrits le nom du propriétaire et son adresse et même leur propre identité. Parfois aussi, ils ont une muselière.

     L’enfant, instinctivement, jeta un regard furtif sur le chiot emprisonné. Ni plaque, ni muselière ! Son visage devint blême, presque cireux . Il s’écria,  étranglé par l’émotion,  protestant de plus en plus :

-   C’est à dire, ce petit chien doux va mourir ! Mais cela n’est pas permis. Vous allez commettre un grand pêché ; Dieu vous punira.

     L’homme au collet eut pitié du bambin. Désolé, il ne peut que le louer pour ses nobles sentiments, et, s’excusant, conclut :

-   Ce que tu dis là, mon enfant, vient d’un bon coeur,  mais avec l’âge, tu comprendras mieux.  Maintenant, tu vas m’excuser, je dois continuer ma tournée.  Il est presque onze heures et les cages sont encore vides.  De toutes les façons, ce jeune chien roux t’attendra dans la fourrière pendant quatre jours au lieu de trois. C’est une exception pour toi.

     Et avant de regagner son camion, il passa sa main sur la tête du garçonnet et ajouta, souriant :

-   Tu me trouveras chaque après-midi à la fourrière dont je suis également le gardien. J’y serai jusqu’à la tombée de la nuit. Essaie toujours, peut-être réussiras-tu, car  « à coeur vaillant rien d’impossible. » Si tu viens, tu demanderas l’oncle Bachir,  c’est mon nom. En attendant ta visite, je prendrai grand soin du chiot. Mais encore une fois, quatre jours au maximum !

     L’étrange véhicule s’ébranla tel un chariot tiré par un cheval poussif. Ilias, cloué à sa place, l’air absent, le suivit des yeux. Il lui semblait qu’il emportait, en s’éloignant, un peu de son être.

     L’aboiement diminua peu à peu puis devint inaudible.  Notre garçonnet retourna chez-lui en traînant les pieds et en faisant tous ses efforts pour retenir des larmes.  Cependant, il eut l’impression que l’appel au secours de la malheureuse bête résonnait encore dans ses oreilles.  Alors, une idée fixe l’obséda :  Il faut, coûte que coûte, sauver le petit chien roux !..

*

Extrait du livre ‘ Digo, le petit chien roux ‘

Auteur Ahmed KHIAT

Proverbes – complément

جَوَّعْ كَلْبَكْ يَتَّبْعَكْ.

*

اَلْحُبُّ وَالْعَمَلُ وَالْعَائِلَةُ وَالدِّينُ وَالْوَطَنِيَّةُ … كَلِمَاتٌ لاَ مَعْنَى لَهَا عِنْدَ مَنْ يَتَضَوَّرُ مِنَ الْجُوعِ .

Quand la faim croît, l’orgueil décroît.

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كِحَامُو كِتَامُو.

*

مَنْ شَابَهَ أَبَاهُ فَمَا ظَلَمَ .

Telle semence, telle moisson.

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.خَالَطْ الْحَدَّادْ تْنَالْ الْحْمُومْ، خَالَطْ الْعَطَّارْ تْنَالْ الشّْمُومْ

*

مَثَلُ الْجَلِيسِ الصَّالِحِ وَالسَّوْءِ كَحَامِلِ الْمِسْكِ وَنَافِخِ الْكِيرِ .

حديث شريف رَوَاه الْبُخَارِي وَمُسْلِمُ.

Si l’on n’est pas brûlé par le feu, on est noirci par la fumée.

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Le coin des proverbes

Le Coin des Proverbes

Posté dans 25 août, 2008 dans Textes.


Les Proverbes

Les Proverbes, quoique souvent très brefs dans l’énoncé, sont toujours lourds de signification. Ils renferment toute une morale, une philosophie, un art de vivre. Ils expriment la voix profonde des peuples.

Ils sont un des moyens de communication entre les Hommes de la terre. La plupart d’entre eux ont circulé de bouche à oreilles depuis des siècles. Pour preuve, les quatrains de Sidi Abderrahman El Mejdoub – qui a vécu au Maroc au 16° siècle – se sont transmis particulièrement dans les 3 pays magrébiens ( Maroc, Algérie, Tunisie ) de génération en génération. Ils sont de nos jours, appris et récités par cœur par un grand nombre d’adorateurs de la poésie populaire.

Les Proverbes sont en effet, comme le dit si bien Mohamed Bencheneb, des ‘ flambeaux ‘ qui ont éclairé et continuent d’éclairer les discours, la conversation orale. Ils constituent de ce fait, un riche héritage, un capital culturel inestimable.

Constatant que souvent les mêmes pensées sont exprimées par différents peuples, dans différentes langues, nous avons essayé de rapprocher les Proverbes français et autres des Dictons populaires arabes. Ainsi, nous avons pu, grâce à un travail ardu et méticuleux, rassembler près de mille ( 1000 ) exemples dans un recueil non encore édité et intitulé : ‘ Equivalence entre Citations et Proverbes français et Adages et Dictons populaires arabes ‘.

Dans les pages qui suivent, nous citons quelques uns. Sans doute, le lecteur bilingue remarquera-t-il que tous les Peuples du monde ont presque tous les mêmes soucis, les mêmes espoirs, voire les mêmes aspirations.

Evidemment, ce que nous proposons aujourd’hui dans ce Coin sera enrichi par d’autres exemples au fil des jours.

Ahmed Khiat

**

1

ضْرَبْتْ كَفِّي لْكَفِّي * وَخَمَّمْتْ فَى الأَرْضْ سَاعَة

صَبْتْ قَلَّةْ الشِّي تْرَشِّي * وَتْنَوَّضْ مَنَ الْجْمَاعَة.(1)

عبد الرحمان الْمجذوب

1 بِمَعْنَى أَنَّ اَلْفَقْرَ يَقْضِي عَلَى قُوَّةِ الإِنْسَانِ وَيُبْعِدُهُ عَنْ جَمَاعَةِ النَّاسِ.

*

إِنْ قَلَّ مَالِي فَلاَ خِلٌّ يُصَاحِبُنِي * وَإِنْ زَادَ مَالِي فَكُلُّ النَّاسِ خِلاَّنِي

فَكَمْ عَدُوٍّ لأَِجْلِ الْمَالِ صَاحَبَنِي * وَكَمْ صَدِيقٍ لِفَقْدِ الْمَالِ عَادَانِي .

L’homme pauvre n’a pas d’ami.

 

2

اللِّي مَا عَنْدُه فْلُوسْ، كْلاَمُه مَسُّوسْ.

*

إِنَّ الدَّرَاهِمَ فِي الْمَوَاطِنِ كُلِّهَا * تَكْسُو الرِّجَالَ مَهَابَةً وَجَمالاً

فَهِيَ اللِّسَانُ لِمَنْ أَرَادَ فَصَاحَةً * وَهِيَ السِّلاَحُ لِمَنْ أَرَادَ قِتَالاً.

L’or, même à la laideur, donne un teint de beauté. Boileau.

 

3

عْلَى كَرْشُه، خْلاَ عَرْشُه.

*

صُنِ النَّفْسَ وَاحْمِلْهَا عَلَى مَا يُزِينُهَا * تَعِشْ سَالِماً وَالْقَوْلُ فِيكَ جَمِيلُ.

الإمام عليّ كَرَّمَ اللهُ وَجْهَهُ

Pour l’alouette le chien perd son maître.

 

4

إلاَ شُفْتُه فَوْقْ حْمَارْ، قُولُّه مَبْرُوكْ عْلِيكْ الْعَوْدْ.

*

أَنْ يَنْتَقِدُكَ رَجُلٌ حَكِيمٌ خَيْرٌ لَكَ أَنْ يَمْدَحَكَ رَجُلٌ غَبِيٌّ.

 sot auteur, sot admirateur.

 

5

قْلَبْ الْقَدْرَة عْلَى فُمّْهَا، اَلْبَنْتْ تَشْبَهْ لُّمّْهَا.

*

اُنْظُرْ إِلَى الأُمِّ ثُمَّ تَزَوَّجْ البِنْتَ .

Telle mère, telle fille.

 

6

مَنْ خَالَطْ الأَجْوَادْ جَادْ بْجُودْهُمْ * وَمَنْ خَالَطْ الأَرْذَالْ زَادْ عْنَاهْ

وَمَنْ جَاوَرْ بُرْمَة انْطْلَى بَحْمُومْهَا * وَمَنْ جَاوَرْ صَابُونْ جَابْ نْقَاهْ

عبد الرحمان الْمجذوب

*

وَاخْتَرْ قَرِينَكَ وَاصْطَفِيهِ تَفَاخُراً * إِنَّ الْقَرِينَ إِلَى الْمُقَارِنِ يُنْسَبُ

وَاحْذَرْ مُصَاحَبَةَ اللَّئِيمِ فَإِنَّهُ * يُعْدِي كَمَا يُعْدِي الصَّحِيحَ الأَجْرَبُ.

صَالِحُ بْنِ عَبْدِ الْقَدُّوس

Le méchant est comme le charbon, s’il ne vous

brûle pas, il vous noircit.

 

7

.كْثِيرْ الأَصْحَابْ يَبْقَى بْلاَ صَاحَبْ

*

مَا كَانَ لِلَّهِ دَامَ وَاتَّصَلَ، وَمَا كَانَ لِغَيْرِ اللَّهِ انْقَطَعَ وَانْفَصَلَ

حديث مأثور

L’ami de tout le monde n’est l’ami de personne.

 

8

عَامَلْنِي كِيفْ خُوكْ، وَحَاسَبْنِي كِيفْ عْدُوكْ.

*

تَعَاشَرُوا كَالإِخْوَانِ، وَتَعَامَلُوا كَالأَجَانِبِ.

Les bons comptes font les bons amis.

 

9

صَحْتِي يَا صَحْتِي * صَحْتِي يَا رَاسْ مَالِي

 

إِذَ مْشَاتْ لِي صَحّْتِي * وَاشْ مَنْ حْبِيبْ يَبْقَى لِي.

عبد الرحمان الْمجذوب

*

الصِّحَةُ تَاجٌ فَوْقَ رُؤُوسِ الأَصِحَّاءِ.

N’apprécie la santé que le malade.

 

10

بْنِي وْعَلِّي، رُوحْ وْخَلِّي.

*

قَدْ يَجْمَعُ الْمَالَ غَيْرُ آكِلِهِ، وَيَأْكُلُ الْمَالَ غَيْرُ مَنْ جَمَعَهُ.

الأَضْبَطُ بْنُ قَرِيعٍ

L’avare ne fait qu’une bonne chose, c’est de mourir.

 

11

الرَّزْقْ الْمَخْطُوفْ مَتْلُوفْ.

*

يَا بُنِيَّ، لاَ تَأْكُلْ مِنْ طَعَامٍ لَيْسَ لَكَ فِيهِ حَقٌّ، فَبِئْسَ الطَّعَامُ الْحَرَامُ.

الإمامُ عَلِيٌّ كَرَّمَ اللّهُ وَجْهَهُ

Bien mal acquis, ne profite jamais.

 

Bien mal acquis ne prospère jamais

 

12

شْحَالْ يْقَدَّكْ مَنْ اسْتَغْفِرْ اللَّهْ يَا اللِّي بَايَتْ بَالجُّوعْ !

*

عَجِبْتُ لِمَنْ بَاتَ جَوْعَانَ وَلَمْ يُشْهِرْ سَيْفَهُ.

أبو ذرّ الغفّاري رضي الله عنه

Le mot pain est comme un coup de feu quand une bouche affamée le prononce


13

لاَ تْسَرَّجْ حَتَّى تْلَجَّمْ * وَاعْقُدْ عُقْدَة صْحِيحَة

لاَ تَتْكَلَّمْ حَتَّى تْخَمَّمْ * لاَ تْعُودْ عْلِيكْ فْضِيحَة.

عبد الرحمان الْمجذوب

*

مَنْ أَطْلَقَ الْقَوْلَ بِلاَ مُهْلَةٍ * لاَ شَكَّ أَنْ يَعْثُرَ فِي عَجَلَتِهِ.

الإِمَامُ عَلِي الرِّضَا رَضِيَ اللهُ عَنْهُ

Avant de parler, il faut tourner sept fois sa langue dans sa bouche.

 

 

14

كُلّْ عَثْرَة فِيهَا خِيرَة.

*

عَسَى أَنْ تَكْرَهُوا شَيْئاً وَيَجْعَلُ اللَّهُ فِيهِ خَيْراً كَثِيراً.

قُرآن كريم

A quelque chose, malheur est bon.

 

15

أَشْحَالْ مَا ضْيَاقَتْ تَوْسَاعْ.

*

إِنّ مَعَ الْعُسْرِ يُسْراً.

قرآن كريم

Après la pluie, le beau temps.


16

فَى الصِّيفْ الزّْغَارِيدْ وَالشّْطِيحْ وَالرّْدِيحْ،

وْفَى الْمَشْتَا التّْوَاوَغْ وْاللَّرْوَاحْ أَطِّيحْ.

*

السَّعَادَةُ فِي الزَّوَاجِ مَسْأَلَةُ حَظٍّ.

Le mariage, au rebours de la fièvre, commence par le chaud et finit par le froid

17

.يَشْرِي الْحُوتْ فَى الْبْحَرْ

 

*

وَلاَ تَقُولَنَّ لِشَيْءٍ إِنِّي فَاعِلُ ذَلِكَ غَداً إِلاَّ أَنْ يَشَاءَ اللهُ.

قرآن كريم

 

Ne pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir battu

 

18

اَلْكْرِيمْ يَشَّكْرُوهْ وَعِيبُه يَسَّتْرُوهْ.

*

ثَلاَثَةٌ يَحْزَنُ النَّاسُ عِنْدَ مَوْتِهِمْ : اَلْعَالِمُ الْفَقِيهُ، وَالْقَاضِي الْعَادِلُ، وَالرَّجُلُ الْكَرِيمُ.

La richesse amassée est un fumier puant ; la richesse répandue est un engrais fertile

 

19

لَمَّا اطّْفَّرْ وَيْفُوتْ الأَوَانْ، يَكَّثْرُوا عْلِيكْ الرِّيَّانْ.

*

وَلَسْتُ بِإِمَّعَةٍ فِي الرِّجَا * لِ أُسَائِلُ هَذَا وَذَا مَا الْخَبَرُ ؟ 1

1 الْإِمَّعَةُ : اَلرَّجُلُ الَّذي يُتَابِعُ كُلَّ َاحِدٍ عَلَى رَأْيِهِ وَلاَ يَلْبَثُ عَلَى شَيْءٍ.

الإمام الشافعي رَضِيَ اللهُ عَنْهُ

Après perte beaucoup de conseils

 

20

الشَّاشِيَّة تَطْبَعْ الرَّاسْ * وَالْوَجْهْ تضَّوِّيهْ الْحْسَانَة

اَلْمَكْسِي يَڤْعَدْ مْعَ النَّاسْ * وَالْعَرْيَانْ نَوّْضُوهْ مَنْ حْدَانَا.

عبد الرحمن الْمجذوب

*

ثَلاَثُ عَقَبَاتٍ فِي الطَّرِيقِ إِلَى الْمَجْدِ: اَلْفَقْرُ وَالْجَهْلُ وَالْمَرَضُ.

جمال الدين الأفغاني

La pauvreté met une sourdine à toutes les activités humaines, sans excepter celles de l’esprit.

L’instit de littérature juvénile – El Watan

 

El Watan

Mardi 1° Juin 2004

 

AHMED KHIAT. ẺCRIVAIN

L’instit de littérature juvénile

 

Alerte, l’œil vif, l’air distingué, habillé toujours dans d’impeccables costumes-cravate, l’ex-Inspecteur de l’Enseignement qu’il est ne fait pas ses 59 ans. Comment le pourrait-il, lui qui demeure chevillé à l’enfance? Et puis, il affectionne les belles lettres et l’imaginaire autour duquel elles tissent leurs arabesques.

Il les aime, et il sait les aligner, mais toujours au profit des enfants. Il le fait alors que cela ne lui rapporte rien ni au plan de la notoriété ni sur celui pécuniaire. Pis, cela lui vaut toutes les peines du monde pour les publier. Rien cependant ne l’arrête. Il s’était lancé dans l’aventure intellectuelle en s’autoéditant. C’est d’Ahmed Khiat qu’il s’agit, instituteur de français à l’âge de 17 ans, directeur d’école à 22 ans et inspecteur de l’enseignement à 30 ans après avoir été major de sa promotion à Alger en 1979.

Ce parfait bilingue, comme on en fait plus, a exercé à Sidi Bel Abbès durant toute sa carrière. Une carrière à laquelle il a mis fin par une retraite anticipée, car le métier de passeur de savoirs n’a plus le panache d’antan. Alors, Ahmed Khiat se mettra à écrire comme à la manière d’antan des contes et des histoires où les bons sentiments dégoulinent, où les méchants sont affreusement ignobles et les bons généreusement altruistes.

Ses histoires terriblement tristes finissent, selon les règles du gente, toujours heureuses pour les bons. Leur portée éducative est éminemment moralisatrice, ce qui bride la fantaisie de l’auteur dans une voie créatrice quelque peu étroite. Les thèmes explorés tournent invariablement autour de la générosité, la bonté, la fidélité et le courage, le tout saupoudré d’un conformisme social dont on aimerait que l’auteur se départe de façon à libérer son imaginaire.

Sept œuvres ont été écrites en arabe dont une adaptation de la Chèvre de M. Seguin. En français, il en a deux : Les Gifles du destin et L’Orpheline. Trente-cinq ouvrages en arabe attendent d’être publiés. Quatre sont inspirés respectivement des œuvres de Robinson Crusoé, Le Livre de la jungle, Les Misérables et Le Secret de Maître Cornille. En langue française, Ahmed Khiat a en manuscrit La Récompense du juste, Djeha, L’Histoire du cheval arabe et ma Chatte tigrée

Alors, si au cours d’une foire, derrière une pile de livres pour enfants, vous apercevez un homme distingué avec des manières d’instit d’antan et le sourire juvénile, c’est sûrement Ahmed Khiat, un écrivain de la littérature enfantine.

M. Kali

La voix de l’Oranie – Sortie du lièvre

La voix de l'Oranie - Sortie du lièvre dans Articles logo2 Edition Internet

 

 

 

 


 

 

Littérature pour enfants

 

Sortie du «Lièvre» de Ahmed Khiat

L’auteur de littérature pour enfants est une sorte de fabuliste qui transmet ses contes au nom de la pédagogie, de l’éducation et du civisme. Il prend le rôle d’enseignant de la bonne conduite dans l’existence.

Ahmed Khiat, depuis quelques années, poursuit un cheminement ardu, difficile, afin de toucher un large public de «mômes», de les inviter au voyage imaginaire et instructif d’abord de son univers à lui. Son dernier ouvrage «le Lièvre» nous introduit dans la parabole de l’innocence confrontée aux aléas du monde avec son bien et son mal à travers cet animal qu’on dit inoffensif mais qui, chez Khiat, traduit la sagesse et la paix. Rappelons que cet écrivain prolifique, né à Oujda (Maroc) un 28 janvier 1948, s’est établi à Sidi Bel-Abbès en 1964. Après des études brillantes, il embrasse le métier d’enseignant, d’abord, en qualité d’instituteur, avant d’être nommé inspecteur à l’âge de 30ans. La vocation de littérateur remonte à l’adolescence, étant déjà féru de lectures romanesques entre autres.

Les œuvres de Victor Hugo, surtout ‘Les Misérables’, l’ont si marqué que, lors de notre rencontre, il avouera :»Il est rare qu’un auteur puisse toucher les gens d’une manière universelle comme le fit Hugo, à l’exemple de ses personnages que sont Cosette, Valjean, Tenardier, Marius etc.. Sensible, très tôt, Khiat a compris que la littérature participe aussi à la nourriture de l’esprit chez les écoliers. Il se lance au départ aux adaptations d’ouvrages consacrés tels ‘Robinson Crusoé’, ‘Moggly’, ‘Maître Cornille’, qu’il traduit du français à l’arabe. En même temps, on lui doit des «petits romans» didactiques, ‘l’Orpheline’, suivi des ‘Gifles du destin’ et le plus récent ‘Digo, le petit chien roux’. Avec pas moins d’une cinquantaine de contes pour enfants âgés entre 9 et 16 ans, l’on peut avancer que Ahmed Khiat nous laisse une véritable mine d’or qui ne demande qu’une large diffusion. Plusieurs de ses œuvres sont éditées par le ministère de la culture. Précisément, dans le cadre de l’année arabe en Algérie, une dizaine de titres sont retenus et il compte les présenter à cette occasion. Il va sans dire que notre auteur se prépare à proposer un texte théâtral, ce qui complétera sa palette d’autant que le 4ème art est par excellence le plus efficace pour s’adresser au jeune public. Gageons que Ahmed Khiat trouve sa voie royale dans ce métier ardu, d’écrivain, mais tellement exaltant. Pour paraphraser Daudet dans ‘Maître Cornille’, «l’important n’est pas tant de fournir le bon grain au peuple mais de faire tourner les ailes du moulin», preuve que le pain se gagne à la sueur du front. Métamorphose de mots en récits fantastiques, voilà pourquoi Khiat considère que la littérature pour enfants est une manière d’être philosophe.

A. Mehaoudi

Le romancier du beau dans le simple- La voix de l’Oranie

 

La voix de

l’ORANIE

Dimanche 25 Janvier 2004

 

Ahmed KHIAT,

le romancier du beau dans le simple

 

Une carrière littéraire n’a de mérite que si l’écrivain a le sens de l’humanité et sait émouvoir à travers des œuvres généreuses et autant que possible objectives comme ne peut l’être que l’œil du poète.

 

M. Ahmed KHIAT en est un exemple vivant, lui qui consacre toute sa vie d’abord à l’enseignement scolaire ensuite, pour mieux investir le champ de l’âge ingrat qu’est l’adolescence, s’investit dans le genre littéraire. On lui doit déjà plusieurs textes.

M. Ahmed KHIAT est né le 28 Janvier 1945 à Oujda, ses parents originaires de Nédroma ( Tlemcen ) s’installent à Sidi Bel Abbès en 1964. Après des études bien remplies, il est nommé Inspecteur de l’Enseignement à 30 ans où, pendant 23 ans, il pérégrine dans l’univers des instituteurs, des élèves et de l’odeur de la vie et du tableau noir. Il prend sa retraite anticipée à 53 ans. Et c’est alors que libéré des contraintes de la profession, il se jette corps et âme dans l’écriture. Puisant de son expérience d’enseignant, il publie en arabe  » Etude de textes et lectures libres  » en 6 parties. Sur la lancée, il écrit 7 contes entre autres  » Le bon pain  » ( de 7 à 9 ans ),  » L’arbre qui parle  » ( de 7 à 9 ans ),  » Bourricot, l’âne révolté  » ( de 9 à 11 ans ),  » Le lion et le bûcheron  » ( de 8 à 11 ans ), ect … Il traduit également  » La Chèvre de M. Seguin  » d’Alphonse Daudet destiné aux jeunes de 12 à 16 ans. Il continue sur son inspiration avec un texte  » Les gifles du destin  » en langue française.

Avec le petit roman  » L’Orpheline « , M. KHIAT franchit un pas définitif et tente modestement de s’attaquer à un genre majeur où, après lecture, nous avons pu déceler un plus de son savoir scolastique, un amoureux des belles lettres notamment l’œuvre hugolienne  » Les Misérables  » qu’il considère comme un monument émotionnel de l’humanisme et le repère de la modernité au même titre en son temps qu’un Ibn Khaldoun.

M. KHIAT, interrogé par nos soins sur sa vision du travail littéraire, nous dira avec la simplicité des artistes :  » Il est vrai que j’aime raconter des histoires, des contes pour renouer avec la tradition orale que nos grands-mères avaient le génie d’instituer au coin d’une cheminée ou près d’un kanoun aux braises ardentes. »

Artisan, confectionneur de récits fantastiques ou réalistes, KHIAT se prépare à éditer 35 ouvrages dont 4 traduits du français ( Robinson Crusoë, Mowgli, Cosette, Le secret de Maître Cornille ) et 3 traduits de l’arabe ( La récompense du juste, Djeha, L’histoire d’un cheval arabe ).

Ainsi cet écrivain, de chez nous, préfère être prolifique en offrant au jeune lecteur ou plus âgé, des  » petits textes lisibles et être proche que de miser sur la grande œuvre qui reste l’illusion de chacun ».

Souhaitons à ce conteur de faire longuement une belle carrière pour peu qu’elle puisse être émouvante et vraie.

Ahmed Mehaoudi

Djeha, le plaisantin floué – La Voix de l’Oranie

                                         jouha1.jpg

La voix

 

             de l’ORANIE

Samedi 22 Septembre 2007 

Culture :

Ahmed Khiat publie sa nouvelle fable

«Djeha, le plaisantin floué», dans les librairies

La mémoire populaire invente ses héros et leur prodigue un soin particulier pour que s’en dégage un sens de la vie et retenir des leçons de l’expérience humaine, comme dit l’adage «jarab taâraf», «essaie et tu apprendras». Djeha est un personnage atypique en la matière puisqu’il reflète à la fois ce qu’il y a de plus pratique dans le quotidien et de plus fin dans l’esprit. Ahmed Khiat, l’écrivain de la littéraire enfantine vient de publier une œuvre consacrée à ce mythe que tout un chacun connaît déjà dès la prime enfance.

Ayant réuni les aventures de Djeha en vingt et un «petits récits», Khiat relate dans un bon français les tours de passe-passe de ce Scapin arabe, dévoilant les vices et les vertus de son entourage. Tout y passe: l’avare, le menteur, l’hypocrite, le cupide et bien sûr, l’homme de qualité. Rappelons que Ahmed Khiat, un auteur prolifique, enseigna durant une quarantaine d’années et qu’il écoulait son temps à écrire dans le but évident d’utiliser la littérature comme un moyen pédagogique et s’adresser à une population d’enfants, des plus petits aux adolescents. Cette fois, Ahmed Khiat a choisi de s’amuser en compagnie de ce drôle de compère, Djeha, lequel aura cette réflexion dans le récit «tel est pris qui croyait prendre» à propos de la grande ville et son tourbillon: «M’habituerai-je facilement à côtoyer matin et soir des gens inconnus et toujours si pressés? Y trouverai-je d’abord des voisins aussi serviables et charitables que ceux d’ici?» C’est par cette question que Djeha valorise autrui et c’est sur cela que Ahmed Khiat s’est basé pour recueillir ses aventures et nous proposer des pistes pour dialoguer sur l’état de nos sociétés modernes.

Ahmed Mehaoudi

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